QU’ALLAH FASSE SUBIR AUX AUTORITES,
LE SORT QU’ELLES ONT RESERVE A NOTRE LETTRE

Dans un tel cas nous ferons la déclaration aux autorités avant de nous pencher sur ce cas. Le jugement d’un non mouhammadiyyat est soumis à la loi du pays et non à la charia, sauf s’il s’avère après enquête que le concerné est sincère et qu’une déclaration en bonne et due forme ait été faite aux autorités. Nos chefs d’Etat comme je l’ai dit précédemment, ne sont que des gardiens, Allah en est le propriétaire. Si un gardien se comporte mal ou se rebelle contre Allah, il sera chassé et humilié, n’en doutez point. Allah n’agit ainsi que pour les vrais croyants. Dire que je suis Mouhammadiyyat ne veut rien dire si nous ne nous conformons pas au Saint Coran.
Je vous exhorte une fois encore à être de vrais Mouhammadiyyat. Le prophète Mouhammad(saw) a enseigné qu’au jour du jugement, Lui et Jésus fils de Marie sortiront de la même tombe entre celles de Abou Bakr et Oumar. Ce qui veut dire que Mouhammad(saw) et Jésus poseront les mêmes actes ou en un mot seront sur la même sounna, c'est-à-dire l’application de la charia. Mouhammad(saw) a aussi dit :  ‹‹ tout homosexuel sera enterré au pays de Sodome et Gomorrhe››. C’est dire que chacun sera ressuscité avec celui ou ceux qu’on a imité ici bas. C’est pourquoi j’ai dit et je le réitère, le Mouhammadiyyat n’est comparable à aucune autre communauté musulmane. Nous, nous allons mourir à cause de la charia. Je dis aux Mouhammadiyyat, allez dire à vos femmes et à vos enfants, que si on nous refuse la charia, nous allons mourir pour cela. Tout Mouhammadiyyat qui a peur ou qui est hypocrite qu’il s’en aille, Allah enverra plus de cent personnes mieux que lui. Personne ne peut être ressuscité avec Mouhammad de la même tombe sur le mensonge, la plaisanterie, ceci est impossible. Je demande aux Mouhammadiyyat d’être prêts à affronter l’adversité. Tous ceux des musulmans qui sur cette terre ont soumis leur jugement aux lois mondaines, abandonnant  leurs enfants dans l’alcool, la fornication et bien d’autres vices, sont ceux qu’Allah appelle des morts. Nous nous refusons d’être des cadavres spirituels.
Nous préférons la mort dans la voie de Allah que d’être des morts aux yeux du Tout Puissant. Je ne parle pas sous l’effet de la colère, que Dieu m’en garde. Seulement que, je ne peux pas cacher ce qui est au fond de moi, à savoir faire appliquer la charia aux Mouhammadiyyat. Je ne trompe personne, si tu veux me suivre, il faut le faire en connaissant mon credo. Nous préférons qu’on nous tue sur la voie d’Allah dans notre quête de la charia, plutôt que de nous soumettre à ces lois profanes fondées sur l’injustice et le mensonge. Nous refusons d’être à la solde des ennemis de l’Islam. J’insiste encore une fois de plus, que cette quête ne saurait s’accommoder du désordre ou de la chienlit. Nous avons adressé notre courrier au Président Gbagbo quant il était au pouvoir, et maintenant, nous l’avons  adressé au président Ouattara pour l’informer de notre souhait d’appliquer la charia aux seuls Mouhammadiyyat. S’ils ont la baraka d’Allah, ils nous répondront favorablement, dans le cas contraire, c’est à Allah, qu’ils auront déclaré la guerre. Je vais vous citer une anecdote du temps du Messager de l’Islam. Dans le but d’annoncer sa venue au monde, Mouhammad(saw) a adressé plusieurs courriers aux différents rois et empereurs de son époque. L’un a accueilli la lettre avec beaucoup de dévotion et considération, le prophète fit des prières pour ce dernier afin que son règne soit apaisé et fructueux. Un autre a déchiré la lettre et s’est mis dans une colère noire en proférant assez d’injures et de menaces. Mouhammad(saw) a maudit ce dernier, et l’histoire témoigne qu’il fut assassiné et son royaume fut détruit. C’est cette même histoire que je rappelle à nos dirigeants. Qu’ils soient habités par beaucoup de sagesse pour nous octroyer notre charia, s’ils veulent régner avec quiétude et ne pas encourir la colère d’Allah. La lettre que nous avons adressée aux autorités, nous demandons à Allah, de leur réserver le même sort qu’ils ont réservé à nos lettres.